jeudi 12 février 2015

Première formation en journalisme radiophonique (du 27 au 30 Janvier 2015)



Dans le cadre du projet "Démocratie participative" qui cherche à renforcer le développement humain pour l'accès aux droits fondamentaux des populations dans le milieu rural au Maroc, l'IFAD avec le réseau IDD, et avec l'appui de l'équipe E-Joussour dur FMAS, ont organisé le premier cycle de formation sous le titre: "Introduction à la Web-Radio" du mardi 27 au vendredi 30 janvier 2015 à l'Hôtel Riad Sirocco, à Marrakech.

 
La formation a été animée par deux formateurs d'E-Joussour en faveur des jeunes membres d'associations partenaires dans les quatre pôles du projet : pôle Sud Anti-Atlas, pôle Centre, pôle Sud-est; pôle Nord Oriental. C'est dans le cadre d'ateliers de productions médiatiques organisés par des formateurs de E-Joussour que les 14 jeunes reporters se sont retrouvés durant quatre jours pour préparer des petits reportages.
 
Une idée d'interview, un concept à mettre en évidence, un évènement marquant à critiquer ou à complimenter, ... les reporters sont à l'affût! Motivés et déterminés à se faire entendre, pour récolter différents témoignages, et tenter de donner une voix aux sans voix. Les jeunes reporters en formation aspirent à sortir de l'ordinaire par les sujets traités et l'enthousiasme.
 
La formation avait plusieurs finalités, à savoir: comprendre et apprendre le fonctionnement du matériel d'enregistrement audio, ainsi que le montage, la présentation des concepts de journalisme citoyen et des lois qui organisent le domaine du journalisme ou les structures juridiques, la lecture radiophonique et le traitement du son, afin de mettre l'accent sur l'apport de la radio, en tant que Médias citoyen, mais aussi l'apprentissage à la réalisation de blogs associatifs.
 
Dans ce sens, un ensemble de propositions constructives et de recommandations des participants ont été collectées favorablement à travers les ateliers et les exercices, notamment par rapport aux possibles difficultés qui seront rencontrées après la formation sur la manière d'appliquer les composantes de la formation, le manque de matériel ou de logistique.
 
Tout ceci étant de construire une vision claire sur la web radio communautaire et ses bases techniques.

Ghita CHAKIR et Amlal AKESBI, RATDED Tinghir
 

lundi 12 janvier 2015

Réunion du Comité de pilotage à Rabat - samedi 17 janvier 2015

Une réunion du comité de pilotage du projet aura lieu à Rabat le samedi 17 janvier 2015. Elle réunira les représentants des structures porteuses du projet, à savoir le réseau IDD, l'IFAD et le CCFD-TS. Des représentants des associations actrices et bénéficiaires du projet seront également présents. Du côté marocain, il s'agit de quatre associations : Dar Ait El Hadj El Maati pour le pôle Centre, le réseau des jeunes de Figuig pour le pôle Nord Est Oriental, Tamounte pour le pôle Sud Anti-Atlas et Amal Dades pour le pôle Sud- Est. Pour les membres du réseau IDD en France, il s'agit de l'ATMF-BHL et le pôle JadIDD . Enfin, le programme E-Joussour du FMAS sera également présent.
Cette deuxième réunion du comité de pilotage permettra de faire le bilan de l'année 2014 et d'envisager les perspectives de l'année 2015.

vendredi 28 novembre 2014

Synergies des acteurs locaux : un séminaire de formation sur « la gouvernance locale » dans le pôle Centre

C’est dans la ville des phosphates, Khouribga, que s’est déroulé le séminaire de formation  sur «  la gouvernance locale », réunissant les acteurs du pôle Centre les 14 et 15 novembre derniers : 29 personnes représentant les associations marocaines et françaises du réseau IDD, les communes, les services déconcertés et les agences de développement.


Il s’agissait de croiser les regards des acteurs du territoire sur la « gouvernance locale », évoquer les difficultés et contraintes au sein des structures et entre elles, et dégager collectivement  des pistes pour mettre en pratique les principes de la « bonne gouvernance locale ».
Au programme, des témoignages : celui de l’association Kholoud d’El Youssoufia sur le renforcement de la participation des femmes, l’expérience de l’association Targa Aides à Tanger-Tétouan  concernant la participation et les Plans communaux de développement (PCD), présentée par Youssef Siraj, co- animateur du séminaire 
Abdellatif Mortajine, vice-président du réseau IDD a mis en exergue la gouvernance via l’expérience d’IDD, qui n’a de chance de se réaliser qu’avec la démocratie participative pour construire toute politique de concertation avec les associations ainsi qu’avec les immigrés.
Il s’est dégagé des travaux de groupe que les communes estiment que les difficultés et contraintes sont de la responsabilité de l’Etat, à travers la tutelle exercée par les autorités sur cette collectivité locale, et la faiblesse des élites locales. Pour les associatifs, le problème est dans l’association elle-même, qui devrait préciser son « projet associatif sur les principes de la bonne gouvernance. 
A travers ce séminaire de formation, la commune apparait comme un vecteur incontournable pour l’instauration de la gouvernance locale dans le territoire car, estime Mohamed Ahlibou, formateur : « Cette collectivité doit se transformer en une unité de gestion du développement local…La formation est fondamentale pour tous les acteurs, mais ces modules doivent être enchainés  pour réussir la concertation et le développement local. »

vendredi 21 novembre 2014

Les associations actrices du développement, dans "l'environnement institutionnel marocain" : Formation nationale Module 2

La deuxième session de formation nationale, sur le thème  de « l’environnement institutionnel », a eu lieu à Ouarzazate du 25 au 28  octobre dernier avec la participation de 23 acteurs associatifs dont 7 femmes. Ce deuxième module avait pour ambition de voir comment les associations peuvent intervenir dans la production des politiques et la gestion de la chose locale et de renforcer la communication positive entre les acteurs sociaux et l’association.

Pour commencer, le formateur est revenu sur les grands axes du module précédent sur le « projet associatif » et, un tour de table a permis d’échanger sur les restitutions réalisées au sein de chaque association. La formation a ensuite démarré en partant de l’association dans sa relation sociale avec son territoire à travers les autres acteurs locaux, les structures, les programmes. L’analyse de ce contexte local a été complétée par le contexte régional puis national.
Des témoignages d’acteurs associatifs et communaux ont permis d’aborder des expériences liées à la réalisation de Plan Communal de Développement (PCD), mais également de la commission parité et égalité, le comité local de développement humain, etc. Ces expériences ont été enrichies par le formateur avec une comparaison de la charte communale actuelle et du projet de nouvelle charte en cours, ainsi que toute la méthodologie sur le processus de construction des PCD.
Sur le plan régional et national, la nouvelle loi sur la régionalisation et les articles de la constitution ont été décortiqués par rapport aux  acteurs nationaux, les structures, leurs missions et rôles et à la participation et la concertation.  Dans les travaux de groupe, ces deux derniers thèmes ont constitué  le fil conducteur de cette formation « originale ».
Ce sont là des concepts qui défient ce projet « Démocratie participative » pour leur mise en pratique  localement. Mais avec  la participation et la volonté de tous les acteurs du projet, le défi est à notre portée !

mercredi 12 novembre 2014

En avant vers le projet associatif : la dynamique est lancée !

Les participants à la formation sur le projet associatif les 20 et 21 septembre à Paris avaient pour mission de mobiliser quelques membres au sein de leur association pour constituer un groupe de travail chargé du "projet associatif". En effet, la première étape était de mobiliser d’autres membres sur l’intérêt de ce travail car le projet associatif doit être une réflexion commune et partagée.

Pari réussi ! Lors de deux rencontres qui ont lieu le mercredi 5 novembre à Paris, et le samedi 8 novembre à Saint-Avold, nous avons pu constater que chaque association s’est approprié ce travail pour répondre à ses propres problématiques ! Elles ont également su trouver des modalités différentes pour mettre en action la démarche du Projet Associatif, en fonction de leurs spécificités, de leurs ressources et de leurs compétences.La deuxième étape : réaliser un état des lieux interne à l’association afin d’identifier ses point forts et ses points faibles, puis un « état des lieux externe » des territoires d’implantation et d’action en France et au Maroc.

La mobilisation de nouveaux bénévoles pour assurer la relève,  la place des jeunes et des femmes, le partenariat avec les associations marocaines, l’image de l’association auprès des partenaires, ou la capitalisation des expériences sont autant de thématiques qui permettent une analyse. Cette analyse va permettre aux associations de faire des choix sur le plan stratégique, puis opérationnel.

Ces deux rencontres ont permis d'aborder des dimensions et des valeurs communes du réseau à décliner dans le Projet Associatif des associations ; Cette dynamique pousse les associations à être dans une démarche de prise de recul face aux problématiques qu’elles rencontrent : gouvernance associative, transparence, démocratie participative, lien positif entre migration et développement.
Parallèlement, un accompagnement individuel est assuré par des personnes ressources du Réseau IDD, et deux autres rencontres sont prévues à Nancy et Paris avant le 15 décembre 2014, et un guide "Projet associatif" à destination des associations membres du Réseau est est co-construit dans ce cadre. 
Enfin le défi ! les associations se donnent comme objectif  de formaliser la première partie de leur projet associatif pour le 31 décembre 2014 : l’état des lieux interne et externe ; l’identité et les valeurs et la vision de l'association.



jeudi 30 octobre 2014

Les associations de Khmiss Dades organisent des ateliers de restitution de la formation sur le Projet associatif



L'association Amal Dades, l' association des femmes de Dades et l'association Dadgh Dine ont organisé des ateliers de restitution de la formation sur " le projet associatif" les 21, 22 et 23 octobre 2014. 

Les trois associations de la commune de Khmiss Dades (province de Tinghir), partenaires du réseau IDD, ont organisé ces ateliers avec les membres du bureau, avec l'appui de l'accompagnateur du pôle Sud Est.


Ces ateliers de restitution ont permis d'aborder également les problématiques actuelles rencontrées au sein des associations. D'autres rencontres élargies sont prévues afin d'élargir la réflexion sur "le projet associatif". 

vendredi 10 octobre 2014

TÉMOIGNAGES DE PARTICIPANTS

FORMATION SUR "LE PROJET ASSOCIATIF" A Bouknadel, du 26 au 28 septembre 2014



Malika Haddadi, membre de Tayafout – Commune d’Aït Herbil (Pôle Sud Anti-Atlas)

« J’ai eu beaucoup d’intérêt, tout d’abord personnel, à bénéficier de la formation. Elle est le début d’un chemin pour réaliser mes objectifs en tant qu’actrice associative, et pour ma carrière professionnelle dans le domaine du développement social. Elle est aussi une opportunité pour mieux structurer notre association, car elle n’a jamais fixé de stratégie. Il est nécessaire d’apporter des changements dans les statuts de l’association, surtout en ce qui concerne sa vision et sa mission, en concertation avec les adhérents. »


Abdelaziz Bissis, président d’ASEO – Commune d’El Aioun Sidi Mellouk (Pôle Oriental)

« Ce que je retire de la formation, c’est que l’association est un projet en elle-même, et pas seulement un cadre qui porte des projets. Nous avons réfléchi sur des outils et des méthodes qui nous permettent de comprendre la démarche méthodologique d’un projet associatif. Nous voulons profiter de cette opportunité pour organiser une plateforme solide pour jouer pleinement notre rôle associatif et garantir la pérennité de l’association. Cette formation va nous permettre notamment de revoir nos méthodes de travail, trop figées. »


Abdelaziz Boussayer, président de Dadgh D Din – Khmiss Dades (Pôle Sud Haut Atlas)

« Notre association a presque dix ans d’existence, le temps passe et l’on ne prend pas le temps de se poser certaines questions. Si l’on est bien organisé, ça nous permet de transmettre à long terme. Et puis on ne peut pas avoir 20 objectifs différents si l’on veut être efficace. Aujourd’hui, on a près de 456 adhérents, on a passé la période critique, fragile, et si la population comprend bien quels sont les piliers de l’association, ça va aller vers l’avant. On a beaucoup de proposition des femmes, des jeunes, qui veulent changer leur situation. Grâce au projet fédérateur sur la démocratie participative, on est dans le même réseau que d’autres associations de Dades. Notre association a une valeur ajoutée, complémentaire de ce que font les autres associations. Et ça commence à donner des fruits : on organise des réunions ensemble, on s’invite à nos activités, etc. »

Zorha Jemmi, vice-secrétaire d’Al Mostakbal – Commune de Figuig (Pôle Oriental)


« Cette formation m’a permis d’approfondir mes connaissances sur le fonctionnement d’une association, et de renforcer mon engagement auprès de mon association, car celle-ci rencontre des difficultés. En effet, les activités ont diminué alors que notre association était très active et dynamique il y a quelques années. Nous souhaitons redynamiser notre espace associatif, et moi je suis prête à m’investir. Je vais mobiliser les membres actifs et volontaires afin de leur restituer les acquis de la formation, réfléchir sur le projet associatif et échanger sur ce que nous souhaitons ensemble pour notre association. » 





Badr JEBBARI, vice-président de l’association El Fath – Commune de Twalaa (Pôle Centre)

« Personnellement, la formation m’a permis d’avoir des outils et méthodes dans la gestion d’une association, comme par exemple la construction d’une stratégie, d’un plan d’actions, réfléchir sur nos missions et une vision commune. Notre association doit améliorer sa manière de travailler ; le projet associatif est comme une feuille de route pour atteindre les objectifs que l’association se fixe. Je pense qu’il faut partager cela avec les membres et bénévoles de l’association, mais aussi avec les autres acteurs associatifs de mon village. »

ABDESSALAM Korkech, membre de l’Association TAMOUNT, Commune de Aït Herbil (pôle sud Anti Atlas)

Cette formation m’a permis de combler des lacunes dans mon travail associatif, j’ai pu acquérir d’autres compétences notamment autour du projet associatif. D’une manière générale, cette formation répond aux attentes de l’association Tamount dans le renforcement des capacités de ses membres ; l’association ne dispose pas d’une stratégie claire et d’un plan d’action ; cette formation est une opportunité pour se doter de ces outils plus structurés. Je vais donc organiser une réunion pour restituer aux membres de l’association l’intérêt de réfléchir sur le Projet associatif et partager avec eux  les principaux axes de la formation, sous la forme d’une exposition.