vendredi 24 juin 2016

Journée d'échanges autour de la visite de Zagora à El Hajeb

Dans le cadre du projet « Pour un renforcement de la démocratie et la protection des droits au niveau de la gouvernance locale au Maroc » cofinancé par l’Union Européenne, l’association « Espaces Citoyens » en partenariat avec la commune d’Iqqadar ont organisé, le 29 avril 2016, une restitution de la visite d’échanges d’expériences de la région de Zagora. Cette journée s’est déroulée dans la salle communale d’El Hajeb avec la participation d’une soixantaine de personnes entre élus locaux et acteurs associatifs de la province. Au cours de leurs interventions, les différents intervenants sont revenus sur les expériences de démocratie participative vues lors de la visite d’échanges à Zagora. Ils ont surtout mis en avant les expériences et les actions réussies menées dans le pôle- Sud.


L’organisation de cette journée d’étude vise à capitaliser les expériences et à valoriser les actions menées dans le cadre du projet « Démocratie Participative ». Cet atelier a été mis en place, notamment, pour sensibiliser les élus et les acteurs associatifs locaux aux différents outils de démocratie participative qui ont été expérimentés avec succès dans plusieurs communes dans la région de Zagora et qui peuvent être reproduits pour réussir le processus de concertation local au niveau de la région d’El Hajeb.


La journée s’est clôturée par un débat au cours duquel les participants ont, notamment, échangé sur les possibilités de reproduire les expériences exposées au niveau local.

Même si cette perspective reste relativement éloignée au vu des défis à relever en matière de renforcement des liens entre élus locaux et acteurs associatifs, tous considèrent que le plus important est la volonté de travailler vers un plan d’action de concertation entre acteurs locaux. Cela s’est parfaitement traduit par les recommandations adoptées à l’issu du débat, parmi celles-ci : 
   - Faire un diagnostic de la situation actuelle en se reposant sur les tous acteurs locaux.
   - Créer une coopération intercommunale en mettant de côté les penchants politiques et idéologiques de chacun dans le but de travailler tous ensemble pour développer la région et la rendre plus attractive.

vendredi 17 juin 2016

Un forum des jeunes créé au Pôle Sud Anti-Atlas !

Au sein du projet « Démocratie Participative » mené par le réseau IDD, l’IFAD et le CCFD-TS, les jeunes sont des bénéficiaires mais aussi et surtout des acteurs directs. Ce projet qui vise une meilleure participation citoyenne, et particulièrement celle des jeunes et des femmes. Et un vendredi de mai à Agadir, des jeunes motivés et engagés ont prouvé que les associations partenaires de ce projet sont en train de réussir leur pari !


En effet, le 27 mai dernier, une quarantaine de jeunes des associations du Pôle Sud Anti-Atlas du réseau IDD, ont pris l'initiative de s'organiser entre eux pour se réunir le temps d’une journée autour d’une rencontre qu’ils ont appelé : « Rencontre des jeunes du Pôle Sud Anti-Atlas : Le renforcement des capacités des jeunes basés sur la consolidation de la participation et de la concertation au niveau local». Ces jeunes viennent des associations : Tiwizi, Tamount, Lagrara, Tayafout, Targamait, Timoulay Izder et Espace Sud, ils ont l’habitude de se rencontrer lors des rencontres du réseau IDD et chaque jeune est engagé dans son association. Ensemble, ils ont ressenti le besoin de se rencontrer pour échanger afin de renforcer leurs capacités et leurs initiatives mais aussi dans le but de créer un espace des jeunes pour la concertation et la communication du Pôle Sud Anti-Atlas.
La journée s’est déroulée au Complexe Culturel Mohamed Jamal Addora d’Agadir et a été réalisée dans le cadre du projet « Pour un renforcement de la démocratie et la protection des droits au niveau de la gouvernance locale au Maroc », cofinancé par l’Union Européenne. Elle a été organisée par des jeunes du Pôle et avec l'appui de l’accompagnateur territorial Abderrahmane Alifrani, avec le soutien d’IDD Maroc et du Pôle JadIDD, le Pôle Jeunesse Active du réseau IDD. Pour débuter cette journée, c’est l’accompagnateur Abderrahmane qui a pris la parole pour un mot de bienvenue, et pour remercier et féliciter les jeunes de cette initiative, au nom du réseau IDD et de l’IFAD. 
Il a remercié les partenaires du projet mais aussi le programme « Etudiants et Citoyens » du Carrefour Associatif et d’Etudiants et Développement qui a apporté son soutien humain et financier à l’organisation de cette journée, l’accompagnateur a donc terminé son mot de bienvenue en les remerciant.

Pour la première partie de la journée, les jeunes organisateurs de cette rencontre avait convié des représentants de différentes organisations afin qu’ils puissent présenter leurs initiatives en tant que jeunes, et leurs expériences. Mais c’est d’abord, Brahim Masdoul, représentant d’IDD Maroc qui a pris la parole afin de présenter la structure.


Les invités ont pris la parole pour présenter des initiatives de jeunes de la région du sud. C’est d’abord Mohamed ID Hamed du Conseil des jeunes de Taliouine qui a présenté l’expérience de ce conseil dans le cadre de la troisième phase du Programme Concerté Maroc (PCM). Le conseil des Jeunes de Taliouine a été créé en 2012, regroupant des jeunes de cinq communes rurales voisines. Sa création s’est faite par un travail informel de la part des jeunes pendant une année, en relation et avec le soutien du REMAJEC et de Migration et Développement. Mohamed a présenté les projets du Conseil des jeunes : une activité de renforcement des capacités des jeunes, un projet visant l’employabilité des jeunes et un projet d’éducation à la citoyenneté (Droits humains, environnement …). Les jeunes du conseil ont toujours travaillé en impliquant la commune, qui a reconnu leur travail car les jeunes ont réussi à montrer leurs capacités et leur force de persévérance. Les jeunes ont clairement conscience que le conseil ne peut pas travailler sans la commune et que la commune ne peut travailler sans les jeunes pour un meilleur développement du territoire. Aussi, Mohamed a expliqué que le travail du conseil des jeunes de Taliouine lui a permis de siéger à l’Instance de l’Equité, Egalité des chances et Approche Genre et d’être représenté au REMAJEC. Le Conseil a réussi à réaliser un objectif qui n’était pas prévu au départ : l’insertion professionnelle, deux membres du bureau, dont lui Mohamed, ont obtenu un poste au sein d’organisations de la société civile grâce à leurs compétences acquises en tant que bénévole au sein du Conseil.


Rachid Ait Benaim a présenté la structure qu’il représente : Le Réseau Marocain de Jeunesse et de Consertation (REMAJEC), crée en 2011. Ce réseau est composé d’une centaine d’organisations de la société civile (64 associations et 46 conseils de jeunes). Cette structure dont la vision est « Faire de la jeunesse, un levier essentiel de développement humain, solidaire et démocratique dans le cadre d’une approche concertée et pluri-acteurs », œuvre pour et avec la jeunesse marocaine pour contribuer au mouvement d’influence sur les politiques jeunesses au Maroc. Présent dans neuf régions administratives, Rachid a présenté les principaux chantiers du REMAJEC :
  •        Les Conseils de Jeunes
  •       Les pôles thématiques (Par exemple : le Collectif Marocain pour le Volontariat – CMV)
  •       Le plaidoyer vers des politiques publiques jeunesses
  •       L’employabilité
  •       La mobilité jeunesse

Puis, Pauline Maillard a présenté le programme JadIDD, le Pôle "Jeunesse Active du Réseau IDD". Ce pôle est composé de jeunes militant-e-s, bénévoles, et membres des associations du réseau IDD en France et au Maroc et repose sur l’échange entre ses membres, dans une dynamique de Solidarité Internationale, Education au Développement et à la Citoyenneté, afin de mutualiser les énergies et de valoriser les initiatives des jeunes. Pauline a également expliqué que lors du séminaire international de Zagora, des jeunes de France et du Maroc se sont réunis afin de relancer ce pôle Jeunesse. Les jeunes des associations du réseau IDD sont tous les bienvenus pour s’engager afin de renforcer les capacités des jeunes, de renforcer les liens entre les jeunes de France et du Maroc, et pour travailler sur la mise en place d’activités communes, touchant à des thématiques qui avaient été recommandées lors de l’Université d’Automne de la Jeunesse d’octobre 2015. Elle a cité comme exemple de ces thématiques : la liberté d’expression et les médias communautaires, l’approche genre et l’égalité entre les femmes et les hommes, des ponts entre la France et le Maroc, la participation dans le territoire.

Après ces présentations, une séance de débats et de questions a été ouverte. Les jeunes des différentes associations ont massivement pris la parole. Certains ont posé plusieurs questions sur les représentant-e-s du Conseil des jeunes de Taliouine, du REMAJEC et du Pôle JadIDD pour en savoir plus ou pour apporter des critiques constructives et d’autres ont pris la parole pour présenter leurs propres initiatives, dans leur association ou dans leur région. Les jeunes ont particulièrement mis l’accent sur la nécessité des jeunes à s’engager dans la société civile mais aussi dans la politique car les jeunes savent qu’ils ont un rôle à jouer dans le développement de leur territoire.

L’objectif était également de créer un espace des jeunes pour la concertation et la communication du Pôle Sud Anti Atlas. L’après-midi, les jeunes se sont donc organisés en deux ateliers afin de créer les bases de cet espace. Un premier groupe s’est constitué autour d’un atelier afin de travailler sur le projet associatif de l’espace. De la même façon que les associations membres du réseau IDD et actrices du projet « Démocratie Participative » ont reçu des formations sur ce projet associatif et l’ont travaillé en lien avec les accompagnateurs respectifs des pôles, les jeunes ont travaillé sur la vision, la mission, les principes, les valeurs et les axes stratégiques de l’espace des jeunes du sud.

Autour d’un second atelier, animé par Abdelhamid Inajjaren, membre de l’association Tamount, d’autres jeunes se sont réunis afin de travailler sur le nom à donner à cet espace, sur ses objectifs et sur l’élaboration d’une charte pour l’espace.

En fin de journée, les jeunes se sont réunis et ont restitué les travaux des deux ateliers. L’espace des jeunes du Pôle Sud Anti Atlas a donc été créé et se nomme : Forum des Jeunes Iffous. Un bureau de neuf membres a été formé, les jeunes ont décidé de veiller à ce que la parité parmi les membres du bureau soit respectée, ainsi que la représentativité de toutes les associations du Pôle Sud Anti-Atlas. Au sein de ce forum des jeunes, trois comités de travail ont également été créé : un comité de communication, un comité d’animation et un comité de planification et de montage de projet.

La journée s’est conclue par des mots de clôture de la part d’Abderrahmane Alifrani, Pauline Maillard et Rachid Youbi qui ont d’abord remercié les jeunes pour leur participation à cette journée et pour leur engagement. Ils ont également félicité la création de ce forum Iffous. Rachid a également remercié le Carrefour Associatif et Etudiants et Développement pour leur appui et soutien pour l’organisation de cette journée. Il en a également profité pour présenter le programme « Etudiants et Citoyens » mis en œuvre par ces deux structures.



mercredi 15 juin 2016

Commune de Souk Lkhmis Dades : Rencontre de préparation des concertations entre acteurs locaux

En mai dernier, le coordinateur national au Maroc du projet Démocratie Participative, Bachir Maaouni, s’est rendu dans le Pôle Sud est, dans la commune pilote de Souk Lkhmis Dades. Avec l’accompagnateur territorial du Pôle, Abdelkrim Elabdelaoui, ils ont rencontré les associations partenaires du projet et des élus et fonctionnaires de la commune. Cette activité a été menée dans le cadre du projet "Pour un renforcement de la démocratie et la protection des droits au niveau de la gouvernance locale au Maroc" cofinancé par l'Union Européenne. 



Durant deux jours, les associations et les élus se sont réunis pour échanger sur la démarche et la méthodologie de la concertation. Une restitution de la formation sur la démarche participative et les mécanismes de concertation a été faite mais aussi des expériences réussies de démocratie participative au Maroc. Le but était de mettre en œuvre, au sein de la commune de Souk Lkhmis Dades, des outils de démocratie participative.
Quarante-six personnes étaient réunies, représentant dix associations locales, des élus et fonctionnaires de la commune, tous ayant pour objectif commun de renforcer les capacités et l’implication des acteurs de développement dans le processus de concertation.

Le vice-président de la commune a ouvert la rencontre en exprimant sa satisfaction pour l’organisation de ces deux jours de concertation dans le territoire de Souk Lkhmis Dades, une rencontre qui témoigne pour lui de la confiance entre le projet Démocratie Participative et la commune. Le président de l’association Dagh d Dine, a ensuite pris la parole, pour présenter l’implication et le travail collectif des acteurs locaux dans ce projet de concertation ambitieux dans le but de réaliser le développement local souhaité.

Le coordinateur, a quant à lui , rappelé l’historique, les enjeux et les étapes du projet Démocratie Participative et a souligné les liens unissant le réseau IDD et les trois associations locales : Femmes de Dades, Amal Dades et Dagh d Dine. Il a expliqué qu’il s’agit d’un partenariat de longue date, basé sur le partage de principes et de valeurs des droits humains et de démocratie. Bachir Maaouni a également rappelé les concepts de participation : quels sont-ils, quelles sont ses étapes, ses conditions et ses contraintes. Il est ensuite passé aux concepts de concertation et de l’approche participative.

A la suite de ces interventions, les participant-e-s à cette rencontre ont pris la parole et échangé entre eux sur divers points concernant ces concepts de concertation et le projet Démocratie Participative, entre autres : l’importance du projet associatif comme outil d’institutionnalisation des associations, les conditions de réalisation et outils d’une véritable concertation, la construction du Plan d’Action Communal (PAC) avec les associations, le réseautage associatif et l’instance équité, égalité des chances et approche genre.

La seconde journée de cette rencontre a été consacrée à la restitution de la visite d’échanges et dans la province de Zagora, organisée dans le cadre du projet en mars dernier (relire l'article ici), où étaient présents des associatifs, élus et fonctionnaires de la commune de Khmis Dades.

Lors de cette visite, les participant-e-s ont pu rencontrer des associatifs et communes de la province de Zagora qui ont échangé sur leurs expériences dans le domaine de l’approche participative et de la concertation. Il s’agissait donc, lors de cette journée, de donner la parole à celles et ceux qui ont participé à cette visite, afin qu’ils et elles puissent faire bénéficier de leurs expériences aux acteurs de la commune.

Ainsi, un exposé a été fait afin de présenter cette visite d’échanges et ses objectifs. Les expériences de démocratie participative des communes d’Ait Ouallal et de Tamezmout ont donc été présentées, ainsi que l’expérience de la commune de Belfaa sur le budget participatif, qui avait été présentée lors du séminaire international, qui avait suivi la visite d’échanges à Zagora (relire l'article ici). Ensuite, les participant-e-s à cette rencontre ont pu comparer les expériences des communes de la province de Zagora et leurs propres expériences. Les élus et associatifs ont soulevé la nécessité de travailler ensemble et l’importance de la force de l’initiative et la volonté. Ils ont également noté la responsabilité de toutes et tous dans le développement local, tout en construisant à partir des expériences des autres. 

jeudi 19 mai 2016

Les jeunes journalistes citoyens en action!

A la suite des trois cycles de formation « Web Radio » organisés en 2015 dans le cadre du projet « Démocratie Participative » et en partenariat avec Ejoussour, quatre jeunes ont poursuivi leur formation et leur parcours de journaliste citoyen en effectuant un stage au sein de deux antennes Ejoussour au mois d’avril dernier.


Kader à Sala Almostaqbal avec le coordinateur de la radio
Aissam Hamdaoui de l’association Amal Dades et Kader Elkouche du Réseau des Jeunes de Figuig pour le Développement, ont effectué un stage ensemble au sein de la radio associative Sala Almoustaqbal à Salé. Puis, Elmahdi Belassri de l’association Timoulay pour le Développement et Rachid Youbi de l’association Tamount ont effectué un stage au sein de l’antenne Web Radio de l’association FOBDEC, Zagora FM de Zagora.
Nos 4 jeunes reporters ont pu être en immersion au sein de radios associatives afin de renforcer leurs compétences, aux côtés de professionnels qui les ont accueilli pour les accompagner sur la production d’émissions mais aussi pour les aider à comprendre comment fonctionne une radio associative : élaboration de la ligne éditoriale, de la grille des programmes, organisation des bénévoles, etc.


Rachid à Zagora FM
Ils ont ainsi pu enregistrer des émissions, s’entraîner au montage en travaillant sur des logiciels et une table de mixage, et animer des émissions. Ils ont réalisé plusieurs types d’émissions : reportages, chroniques, interviews, micros-trottoirs sur de différents thèmes. A Zagora, Rachid et Elmahdi ont réalisé des micros-trottoirs auprès de la population de Zagora sur deux sujets : le mariage des jeunes mineurs et la production de la pastèque dans la ville (ses avantages et ses inconvénients). A Salé, Kader a effectué une interview auprès du coordinateur de la radio Sala Almostaqbal, Hassan Benzella sur son engagement associatif. Aissam a quant à lui effectué une chronique sur la violence envers les enfants.



Les jeunes ont également participé à des activités pour couvrir les événementsA l’Ecole Supérieure des Technologies de Salé, ils ont effectué des interviews, pris des photos et travaillé sur le montage de l’émission. A Zagora, les jeunes étaient présents à une réunion de sensibilisation au profit des acteurs locaux de la province de Zagora sur la préparation des plans d’actions des communes. Ils ont effectué des interviews pour assurer la couverture médiatique de cette rencontre. Rachid et Elmahdi ont également visité une société de production de musique à Zagora et ont interviewé un musicien sur son parcours artistique.

Les quatre jeunes, ont également, participé à Salé et à Zagora à une formation organisée par Ejoussour sur les « Radios associatives et l’approche genre », ce qui leur a permis de compléter la formation qu’ils ont suivi l’année dernière.


Aissam à Sala Almostaqbal
Les quatre jeunes nous ont confié qu’ils étaient très satisfaits de cette expérience. Parmi les points positifs de ces stages, ils notent le fait d’être sur le terrain, ce qui leur a réellement permis de découvrir l’environnement dans lequel travaillent les journalistes. Ils ont réellement pu mettre en pratique ce qu’ils avaient appris pendant les trois cycles de formation tout en étant accompagnés de jeunes professionnels ou bénévoles passionnés de la radio. Ils nous ont également expliqué qu’ils ont pu apprendre à corriger les erreurs qu’ils faisaient avant. Ces stages leurs ont également permis de découvrir les deux aspects : aspect technique et aspect associatif (fonctionnement d’une radio associative). Ils se sont perfectionnés sur l’enregistrement en studio mais aussi ils ont beaucoup appris sur la gestion d’une station de radio.


Elmahdi à Zagora FM

Pour la suite, les jeunes envisagent de présenter des restitutions aux autres jeunes membres de leur association pour leur  permettre d’acquérir des connaissances sur les radios associatives et de continuer à  travailler et à produire des émissions. Du  côté de l’IFAD et du réseau IDD, nous prévoyons de permettre, à d’autres jeunes ayant été formés en 2015 dans le cadre du projet, d’effectuer des stages au sein de ces deux mêmes radios.

Félicitations aux quatre jeunes, Aissam, Kader, Elmahdi et Rachid et un grand merci aux deux radios : Sala Almostaqbal et Zagora FM. 

mercredi 6 avril 2016

Séminaire international : La Démocratie Participative pour un développement humain et solidaire au Maroc : Regards croisés et perspectives.

Environ 90 participants étaient réunis au séminaire international, organisé par l’IFAD, le réseau IDD, le CCFD-TS, avec l’appui local du RAZDED et du FOBDEC, les 19 et 20 mars derniers à Zagora. Ce séminaire s’inscrivait dans le cadre du projet « Pour un renforcement de la démocratie et la protection des droits au niveau de la gouvernance locale au Maroc » cofinancé par l’Union Européenne, l’Agence Française de Développement et la Région Ile de France. 

Ce séminaire a permis une rencontre entre les actrices et les acteurs qui font vivre ce projet depuis deux : les membres et bénévoles des associations marocaines et françaises, des élus et fonctionnaires des quatre communes pilotes : Tamanarte, Souk L' KhmissDades, Figuig et El Hajeb, ainsi que des bénévoles et salariés des associations porteuses du projet. Cette rencontre a également permis la participation d’intervenants extérieurs qui ont présenté différentes analyses et d'autres visions et expériences de concertation ou de démocratie participative.

Le séminaire a débuté le samedi matin par une introduction des représentant-e-s des structures organisatrices : l’IFAD, le réseau IDD, le CCFD-TS et le RAZDED. La première matinée a été consacrée à un bilan. Abdallah Zniber, membre du réseau IDD a d’abord rappelé le contexte et les enjeux du projet. L’équipe a ensuite pris la parole un moment afin, dans un premier temps, de rappeler les objectifs de ce projet et de présenter les principales activités menées depuis deux ans. Dans un deuxième temps, l’équipe a présenté les premiers éléments de bilan et résultats du projet à mi-parcours. Puis, ce sont des membres d’associations partenaires qui ont pris la parole pour présenter leurs témoignages concernant leur structure et le projet.

Ce séminaire a été précédé d’une visite d’échanges de trois jours dans la province de Zagora qui a réuni une trentaine de participants (lire l'article ici). Cette visite était un temps fort du projet, trois participants ont donc présenté une restitution à celles et ceux qui les ont rejoint pour le séminaire.

En fin de matinée, c’est l’association Targa-Aide, et plus particulièrement Hassan Mouk qui a pris la parole. La structure a mené, dans le cadre de la recherche-action, une première enquête qui a permis des premiers éléments de réflexion et de résultats. L’association Targa a donc pu présenter la démarche méthodologique, ses constats et ses questionnements à l’assemblée, qui a donc pu bénéficier d’une analyse extérieure.

La matinée s’est conclue par un temps d’échanges et de débats entre les participant-e-s et les intervenant-e-s.

L’après-midi de cette première journée s’est organisée autour d’une table ronde dont le but était de croiser les regards afin que les intervenant-e-s échangent avec les participant-e-s sur leurs expériences de démocratie participative et de concertation entre acteurs locaux, en lien avec la dimension Migration et Développement. Au niveau local, deux expériences de concertation au Maroc ont été présentées : Le président de la commune de Belfaa (Chtouka Aït Baha), El Houcine Ouzougagh, a ouvert la table ronde avec une présentation de l’expérience de sa commune dans le domaine de la concertation. Puis Ibtissam Mzibri, chargée de mission au FMAS, a présenté l’expérience de la commune de Segangan, dans la région de l’Oriental. 

C’est ensuite, vers des expériences européennes, que s’est dirigée la table ronde :  Karim Slimani, représentant de l’association Targa Belgique a exposé des exemples d’expériences de concertation entre la Belgique et le Maroc. Du côté de la France, Astira Boubkai, membre de l’association Khamsa Solidaire ici et Ailleurs, membre du réseau IDD, a présenté le travail que mène l’organisation avec le Conseil Départemental de la Meurthe et Moselle.  
Enfin, le débat s’est dirigé vers le Mali avec l’intervention de Salifou Konaré, maire de la commune de Ségala, dans la région de Kayes. Il a présenté l’expérience de l’Espace de réflexion sur la Migration et le Développement dans la région de Kayes (EMDK), dont il est membre fondateur.


Cette première séance en plénière s’est terminée par un échange entre les participants et des questions aux intervenants de la demi-journée. Les participants se sont ensuite divisés en groupe pour travailler en atelier. Cinq ateliers se sont donc organisés par pôle : Un pôle Centre, un pôle Sud Anti-Atlas, un pôle Sud-est, un pôle Nord-est oriental et un pôle Jeunes. Chaque atelier réunissait les acteurs du pôle : membres et bénévoles des associations de la région, élus et fonctionnaires et membres des associations partenaires en France. L’atelier Jeunes réunissait quant à lui des jeunes de chaque pôle marocain et de France, dans le but de renforcer les liens entre les jeunes des deux rives. 

Au sein de ces ateliers, les participants ont échangé et débattu autour des résultats et changements induits et ont élaboré des recommandations pour la troisième année du projet, en fonction de leurs attentes respectives et celles de leur Pôle.
Le dimanche matin, les ateliers se sont poursuivis et en milieu de journée, un-e représentant-e de chaque Pôle a présenté une restitution et les recommandations tirées de l’atelier auquel il ou elle a participé. Le séminaire s’est clôturé en début d’après-midi par les conclusions et remerciements des représentants du RAZDED, de l’IFAD et                                                                         du réseau IDD.

Un grand merci aux équipes du RAZDED et FOBDEC qui ont apporté leur appui technique, financier et humain à l’organisation de ce séminaire, aux participant-e-s actrices et acteurs du projet (associatifs, élus et fonctionnaires de communes), aux bénévoles et aux intervenant-e-s qui ont échangé sur leurs expériences extérieures : de Targa Maroc et Belgique, du FMAS, de la commune de Belfaa, et de l’EMDK au Mali. 

Découvrez l'album photos du séminaire : ici

mercredi 30 mars 2016

Visite d’échanges d’expériences dans la Province de Zagora

Une visite d’échanges d’expériences a été organisée du 16 au 18 mars 2016 à Zagora dans le cadre du projet "Pour un renforcement de la démocratie et la protection des droits au niveau de la gouvernance locale au Maroc", cofinancé par l'Union européenne, avec l’appui local de deux partenaires de l’IFAD, du réseau IDD et du CCFD-TS : le RAZDED et le FOBDEC. Ces deux partenaires ont permis à la délégation de faire de riches rencontres pendant ces trois jours.

La délégation était composée d’une trentaine d’acteurs franco-marocains, représentants des quatre communes pilotes. Du côté des associations, des représentant-e-s d’Espace Citoyens du Pôle Centre, de Tamount et Tayafout du Pôle Sud Anti-Atlas, de Femmes de Dades du Pôle Sud-est et des associations Femmes Internationales Murs Brisés, ADA et ASDBF pour le Pôle Nord-est Oriental, étaient présents. Du côté des communes, des élu-e-s et des fonctionnaires d’Iqqadar, Tamanarte, Khmis Dades et Figuig ont également participé à cette visite. Des membres des structures organisatrices de la visite étaient également présents : IDD France, IDD Maroc, l’IFAD, le CCFD-TS, le RAZDED et le FOBDEC. Enfin, des jeunes formés dans le cadre du projet, à la Web Radio ont également participé, accompagnés de bénévoles de l’antenne locale Zagora FM, afin de couvrir l’évènement.

Mercredi 16 mars : La journée a débuté sous le soleil de Zagora où les participants se sont présentés par pôle géographique et ont échangé sur leurs attentes, les objectifs, le programme et la démarche de travail à mettre en place pour ces trois jours.
L’après-midi, les participants se sont rendus au Conseil Provincial du Tourisme de Zagora pour rencontrer les partenaires locaux : le RAZDED et le FOBDEC. Les membres du RAZDED ont présenté le réseau qui réunit 120 associations et trois fédérations. Ce réseau a été fondé en 2007, dans un contexte national de mouvements politiques et sociaux en vue de fédérer les associations. Les membres du réseau ont également présenté la vision, les objectifs stratégiques, les domaines d’intervention et les partenaires du RAZDED. C’est ensuite les membres du FOBDEC qui ont présenté la structure, fondée en 2006, et dont la dynamique est principalement basée sur de jeunes bénévoles, plusieurs étaient d’ailleurs présents à la rencontre. Enfin, c’est la Radio Zagora FM, qui a présenté ses objectifs et activités. La journée s’est terminée par une visite des locaux du FOBDEC et de la radio et des échanges avec les bénévoles. Cette première journée a également permis plusieurs discussions et des débats entre les participants et les acteurs locaux de Zagora, qui ont accueilli la délégation.

Jeudi 17 mars : Visite de la commune d’Ait Ouallal " Amie des enfants et des jeunes"
La délégation a été accueillie par le président de la commune et de nombreux élus et fonctionnaires d’Ait Ouallal qui ont présenté l’expérience de la commune sur le label « Commune amie des enfants et des jeunes ». Depuis 2009, la commune s’est engagée pour les droits des enfants, et une meilleure participation citoyenne de ceux-ci, à travers notamment des ateliers, des réunions, des élections de jeunes et d’enfants qui ont permis la création d’un conseil local des jeunes. Après avoir visité une école communautaire dont le but est de lutter contre la déperdition scolaire, le groupe a pris la route pour Beni Zoli. La délégation a rendu visite à l’Association des Femmes pour le Développement et la Solidarité (AFDES), qui ont présenté leurs projets et formations.

Vendredi 18 mars : Commune de Tamazmoute 
Arrivée à la commune de Tamazmout, la délégation a été reçue par le président de la commune, des élus et des fonctionnaires et également par la présidente de la commune d’Afra. Cette présidente, est la première femme élue de la région, elle nous a parlé de son expérience et de son travail avec les élus et fonctionnaires de la commune. Ensuite, les élus de la commune de Tamazmout ont présenté et échangé sur leurs expériences notamment, concernant la construction du PCD (Plan Communal de Développement) entre 2009 et 2010. L’élaboration de ce PCD était particulièrement intéressante pour la délégation car elle a permis la participation des associations et des habitants de la commune. Grâce à des phases de diagnostic et des ateliers, la commune a pu travailler sur des projets adaptés aux besoins de la population. La présentation a été suivie d’un temps d’échanges avec la délégation. Le président de la commune de Belfaa ( Chtouka Ait Baha) et le maire de la commune de Segala ( Région de Kayes - Mali) ont également apporté leurs expériences. 

La visite d’échanges a donc permis des échanges riches et des rencontres, qui ont pu créer des liens, et qui ont permis aux participants de penser à de nouveaux espaces et moments de concertations et d’envisager de nouveaux projets afin de développer une meilleure démocratie participative  au sein de leurs communes et régions. Un grand merci aux participant-e-s et aux acteurs qui nous ont accueillis ces trois jours. 

Découvrez en ligne l'album photos de la visite : Ici
Et découvrez une vidéo de ces trois jours, réalisé par Kader Elkouche, jeune membre de la cellule de communication :  

mardi 8 mars 2016

8 mars : Journée Internationale des Droits des Femmes

A l’occasion du 8 mars, Journée Internationale des Droits Des Femmes, nous souhaitons mettre à l’honneur les femmes impliquées dans le cadre du projet « Démocratie Participative » avec un album photo.

A cette occasion, nous en profitons pour rappeler, qu’avec le projet « Démocratie Participative », le réseau IDD, l’IFAD, le CCFD-TS et les associations partenaires cherchent à renforcer l’implication des femmes dans le développement local. Afin de favoriser les mobilisations citoyennes, ce projet vise également à renforcer les capacités des actrices du développement, dans le but de promouvoir un nouveau mode de fonctionnement où les femmes pourront être des actrices majeures dans les prises de décisions, dans la participation en coopération avec les communes et associations.

Les associations de femmes et les personnes ressources femmes sont des actrices phares de ce projet ! Jeunes et moins jeunes, françaises ou marocaines, du monde rural ou urbain, professionnelles ou bénévoles, … (Re)découvrez la participation de ces femmes grâce à des photos prises au cours de différentes activités du projet : Formations, séminaires, ateliers et visites d’échanges d’expériences, Assemblée Générale … Ici !